Guidance • 08.04

Je partage la guidance de ce matin, qui fût dense malgré le fait qu’il n’y ait pas eu d’intention posée. Je vais tenter de la restituer au plus juste. Je passe du « tu » au « nous » au « je », mais je pense que vous vous y retrouvez. 😉

• Past lives • Chaque évènement de notre vie, parfois vécu difficilement, contient des informations sur le chemin qu’à parcouru notre âme. Les schémas répétitifs portent en eux l’empreinte de nos blessures passées, ou issus de l’inconscient collectif. Il n’est toutefois pas toujours nécessaire de rechercher la source de nos maux, de nos blessures et de nos comportements qui freinent notre épanouissement. Seules les informations nécessaires à notre évolution émergent à notre conscience, en temps voulu. L’information se présente à nous, sous forme d’événement plus ou moins anodin en apparence, et la compréhension se fait. À nous d’être attentif et d’intégrer cette information. Notre être est alors remis à niveau, et telle situation autrefois répétitive, cesse alors de se présenter à nous. Il ne s’agit pas, en effet, de nous libérer de toutes nos blessures, mais bien de poursuivre notre évolution, à une cadence donnée.

Ce qui se vit au présent à sa raison d’être, c’est le chemin choisi par notre âme afin d’évoluer. Reconnaître qu’une dysharmonie dans notre vie peut puiser sa source dans un espace auquel nous n’avons pas accès, peut-être en dehors du cadre de notre propre vie, peut parfois suffire à s’en libérer. Cela ne nous appartient pas. Accepter que nous n’avons aucun contrôle sur la source de ces mémoires potentiellement nuisibles, et accepter que chaque événement qui se présente à nous à le potentiel de nous permettre d’évoluer, cela peut nous apaiser. Chaque évènement à sa raison d’être. Si cela est disponible à nous, il nous est possible d’en comprendre l’origine et de prendre une certaine distance afin de ne pas se sentir submergé par nos émotions. En d’autres occasions, ce qui est là nous submerge totalement, il s’agit alors de vivre intensément ce passage, sans tentative de fuite, et de laisser le calme revenir en son temps.

• Totality • Il s’agit d’être présent à ce qui est là, totalement, quoiqu’il arrive. Ne pas chercher à en connaître les origines, en se culpabilisant ou en se cherchant des excuses. Vivre pleinement l’instant est l’unique voie vers le message que nous délivre notre âme à travers les évènements. Quand une grande peur est là, ne pas chercher à la fuir. La fuite est un mouvement naturel mais cela ne permet pas de ressentir pleinement qui se vit dans l’instant. Donner une forme à cette énergie qui nous fait réagir par le repli, ou par la fuite. Établir un contact avec elle, danser, chanter, l’aimer, l’accueillir. Chacun trouve ce qui lui est nécessaire pour que cette peur ne l’entrave pas, n’altère pas sa présence dans l’instant. Être attentif au moindre détail de ce qui se déroule en moi, et autour de moi, fuir s’il le faut, rester au contact, dans le mouvement, ne pas perdre le fil, ne pas se perdre soi, en se laissant dériver vers un autre endroit qu’ici et maintenant.

• Intensity • La capacité à être pleinement présent développe une grande puissance, une grande force, dont on peut disposer. Au contraire, la fuite vers un passé qui n’est plus là ou un futur non encore perceptible dilapide notre énergie, nos forces se trouvent morcelées. Quel que fût le pouvoir de nuisance de cet évènement passé, rien n’a d’égal que la puissance dont nous disposons ici et maintenant face ce que nous vivons. Chacun trouve sa manière, son truc, pour cesser de se dérober à ce qui est là, et ainsi pourvoir disposer de sa force vitale.

• Participation • Être présent nous permet également de nous relier à ce qui nous entoure. Nous ne sommes plus confinés dans l’aquarium de nos pensées mais bien ancré dans la réalité de ce qui se vit. Le terreau de la peur est l’idée de séparation. En maintenant les évènements et les êtres à l’extérieur, nous mettons une distance qui ne sera pas seulement une distance avec l’extérieur, mais aussi avec nous même. Cela nous divise intérieurement. Notre lien à nous-même est le reflet de notre lien aux autres, et inversement. J’ai peur des autres, jusqu’à ce que s’offre à moi la possibilité de me relier à eux. Cela fait parti de mon chemin d’évolution. Les peurs, issues d’ici ou d’ailleurs, nos ombres, perdent de leur opacité à la mesure de notre bonne volonté d’être présent à elles. Si je cherche à les fuir, je les rends plus opaque encore. À la lumière de ma présence, de non-défini, elles se révèlent avoir une teinte. D’abord noire, saturée et dense, puis grise. Je lui donne une texture, une couleur, une forme. Elle se révèle à moi. Par ma présence et mon regard bienveillant, je lui offre la possibilité de se transformer. Son gris se colore peu à peu. Ce pouvoir de transformation n’est autre que l’amour. En accordant ma présence à ma peur, je lui crée un espace où se présenter. Émerger d’une zone d’inconscience vers une zone consciente. Je lui permets ainsi d’évoluer. J’évolue à travers elle, nous évoluons ensemble, en harmonie. Refuser de voir, c’est donner le pouvoir à nos ombres d’altérer notre joie de vivre et notre énergie vitale. Voir, c’est reconnaître, accueillir ces parties de nous-même, les mettre en lumière. Tenter de se défaire de ses peurs, c’est maintenir le combat et donner de la puissance à un ennemi que nous avons crée. Reconnaître que ce qui a généré ces peurs, consciemment ou non, c’est notre refus de reconnaître notre part d’ombre. Se relier à elle, c’est aussi reconnaitre le rôle qu’elle a jouer pour nous protéger.

• The burden • C’est également reprendre sa responsabilité. Ces peurs font parti de nous car nous les avons généré, d’une certaine manière. Définir un coupable à l’extérieur ne fait que contourner un obstacle que nous refusons de voir pour ce qu’il est, une part de nous-même. Nos aspirations à vouloir se débarrasser d’un problème que l’on situe à l’extérieur nous épuisent et nous aliènent. Si nous cherchons à nous libérer de quelque chose, cela indique que nous portons en nous une prison dans laquelle est tapie une ombre. Libérons-nous de ce fardeau de vouloir chercher un coupable à l’extérieur, de maintenir un combat illusoire. Ou encore de tenter de correspondre à l’illusion d’une meilleure situation qui dépendrai de faits extérieurs, Posons nous là, simplement, à l’intérieur de nous-même. Si nous allions visiter cette prison si bien gardée? Approchons-nous pas à pas de cette ombre maintenue à l’écart et exerçant malgré tout son pouvoir. Éclairons-là de notre lanterne, reconnaissons-là, entamons un dialogue avec elle, et pourquoi pas une danse. Reconnaissons qu’elle est en nous. Qu’elle nous compose au même titre que notre lumière. Il est bien plus naturel d’accepter sa part joyeuse, sa part lumineuse. Mais l’ombre doit être également reconnue pour ce qu’elle est, une variation de cette même source dont elles sont issues. Un être auquel on se relie, aussi sombre soit-il, baisse légèrement sa garde, puis commence à faire l’expérience que danser est plus agréable que se battre, et l’harmonie se fait. Dansons avec nos ombres, aimons-les, respectons-les. Cessons de chercher à les faire disparaître dans l’attente illusoire d’une libération. Se libérer, c’est ce relier, c’est vivre en harmonie avec toutes les parts de nous-même.

Guidance.8.04

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