Guidance • 22.04

Intention: Quel est mon rôle dans l’univers? Et plus largement, quel est le rôle de l’humain? 

• Playfullness • Nous sommes ici pour jouer, pour jouir de la vie, à chaque instant. L’être humain est de nature joyeuse. Et portant la joie dans son coeur, son rôle est de la partager, à l’endroit où il se trouve. Si nous avons l’impression de l’avoir perdue (on ne la perds jamais vraiment), notre rôle est de la retrouver en nous, et de la cultiver. Elle est en nous, sous forme de graine, de germe, de jeune pousse ou sous la forme d’un arbre. Quelque soit le stade de croissance auquel elle se trouve. Notre rôle est de la cultiver. Et à mesure qu’on la cultive, elle prends, ou reprends sa place centrale. Plus nous lui accordons un espace, en favorisant sa croissance, plus nous en faisons l’expérience. Malgré les situations inconfortables ou d’apparente souffrance, la joie est là, inaltérable. Comme le soleil masqué momentanément par les nuages, ne disparait jamais, nous pouvons ressentir sa présence malgré son apparente absence. Notre nature est tout comme ce soleil, qui rayonne, réchauffe, et illumine. Cultivons-là.

• Clinging to the past •  Retrouver notre nature joyeuse, c’est prendre une distance avec ce que l’on perçoit comme sérieux et tellement important. Ce qu’on a vécu dans le passé ne fait pas notre présent, cela pas autant d’importance que celle qu’on veut bien lui accorder. De la même manière, ce que l’on vivra dans le futur ne fait pas notre présent. Nous pourrions dire que seul le présent à de l’importance. Le présent, délesté de l’influence nocive d’un passé et des projections angoissantes d’un futur, donne accès à cette nature joyeuse que nous sommes. Le présent permet de trouver en soi légèreté, fluidité, et plénitude.

Nous pouvons observer que ce que l’on perçoit dans le monde n’est que le reflet de nous-même. Si notre expérience fait tellement référence au passé ou à un futur probable, nous n’incarnons pas vraiment cet être que nous sommes, ici et maintenant. Nous n’incarnons qu’un souvenir ou une projection, l’ombre de nous-même. Depuis cet ombre, il est plus difficile de ressentir notre véritable nature, qui est joie et amour. Savoir déposer ce qu’ont été nos expériences passées, et relâcher nos projections futures, c’est se rendre disponible à la mélodie que l’univers joue au présent. Cela n’enlève rien au sentiment joyeux de se remémorer un souvenir ou de s’imaginer un futur heureux, si cela se produit à la source joyeuse qui est en nous, ce qui nous élève, mais ne nous affaiblit pas. C’est très subtil, mais nos ressentis ne nous trompent pas. Si l’évocation d’un souvenir produit l’effet de nous sentir petit, amoindri, alors il est bon de le lâcher. Si au contraire il nous fait grandir et renforce notre confiance alors il est juste et bienvenu. De même qu’un projection future en apparence heureuse peut parfois mettre une distance avec la joie qui se trouve ici et maintenant. De la même manière, si cela nous diminue, il est bon de le lâcher car cela nous égare de cette grandeur que nous sommes dors et déjà.

Par l’observation de soi et de notre situation, on peut prendre conscience de notre choix d’incarner l’amour que nous sommes, ou celui de prendre une toute autre direction. De tisser un nouveau voile qui semblerait mettre une distance avec notre vraie nature. Cela est subtil, mais perceptible pour celui qui souhaite vraiment laisser émaner la joie qu’il est. Reviens dans ta joie, toujours. Par un petit pas, un petit mouvement, celui de lâcher une pensée qui ne te rends pas service par exemple. Il ne s’agit pas non plus de fuir l’expérience, par le secours d’un plaisir passager. Toute expérience est juste pour soi, quelque que soit la zone d’inconfort qu’elle nous fait atteindre. La joie est là, quoiqu’il arrive, inchangée. Nous devons toujours revenir à cela, à cette joie. Si nous sommes ailleurs, nous nous trouvons à la périphérie de nous-même, quelque peu égaré. Nous devons retrouver le chemin de la joie.

• Receptivity •  Cette joie se cultive avec l’innocence du coeur, la pureté, la nouveauté, dans le sens d’un renouvellement permanent. Chaque expérience participe nécessairement à mon évolution. Si je vois cela, je peux relâcher les tensions et aborder l’expérience avec la fluidité qui convient à la situation. Des idées vont alors jaillir en moi pour me permettre de traverser ce qui est là. Si en revanche j’aborde la même expérience avec le filtre de mon passé « douloureux », je vais figer l’énergie qui cherche à circuler à travers cette expérience et masquer l’horizon des possibles. Si un challenge se présente à nous, commençons par nous délester de ce qui nous encombre. Si j’apprends à nager, vais-je me mettre à l’eau avec une ceinture de plomb? Je vais au contraire m’alléger en portant des flotteurs. C’est à cela que la vie nous invite en permanence, à nous délester de ce qui nous encombre et limite nos mouvements. Et chaque situation en apparence pénible est une occasion de s’alléger, d’être plus humble, plus disponible à la vie et à notre vraie nature.

• Going with the flow • Le terrain favorable à l’épanouissement de notre nature joyeuse est la souplesse, l’ouverture, la réceptivité, le relâchement intérieur. Cela se retrouve petit à petit, au fur et à mesure. C’est cette bonne volonté de désirer être qui nous sommes qui nous permet de répondre à l’invitation de jouer avec l’univers. Chaque situation qui se présente à été crée « sur mesure ». Nous possédons tout ce qui est nécessaire pour vivre pleinement ce qui se présente à nous. Le sentiment de ne pas être à la hauteur n’est autre qu’une création de notre esprit, une « malfaçon » mentale, en quelque sorte. Nous vivons en symbiose avec l’univers, l’idée qu’une situation n’est pas faite pour moi est un non sens. Quelque soit l’intensité de la situation qui peut prendre une forme dramatique pour l’humain que je suis, c’est une marche que l’univers et mon âme, de concert, m’invitent à gravir. Pour mieux me révéler, me situer, me connaître, en tout cas pour évoluer dans le mouvement vital dont l’univers est animé. Je ne cherche donc pas à éviter une situation, je la vie pleinement, je m’ouvre à ce qui se présente. J’accueille et je dis oui. Et par ce oui, je permet à la vie de circuler à travers moi. Lorsque je refuse, je fige. Et ce qui est figé est cassant, fragile. La souplesse au contraire offre une grande force par sa résistance, c’est un phénomème physique. Si j’accueille « à moitié », je bloque la fluidité en proportion. Seul un oui franc et habité permet à la vie de circuler, à la joie d’émaner, à la paix de s’installer. Ce oui ne peux venir que du coeur, s’il n’est pas accessible, il faut travailler sur nous-même, nous dépouiller de nos freins, dissoudre quelques voiles qui masquent notre lumière, être doux avec soi. Notre nature profonde n’est pas rigide mais fluide, il n’y a qu’à observer la proportion de fluides dans notre corps pour le comprendre. La rigidité vient donc s’ajouter au travers de nos expériences. Le corps se rigidifie un peu avec l’âge également, c’est un mouvement naturel. Notre travail consiste à mesurer cette rigidité en nous observant, et de créer ce dont notre être à besoin pour favoriser la fluidité, en nous et autour de nous, afin de maintenir un juste équilibre.

• The Master • Ce qui nous relie à notre nature profonde et nous permet d’être les créateurs que nous sommes, c’est notre lien avec le Maître en nous. Notre lumière, notre guidance, notre intuition, peu importe le nom qu’on lui donne. C’est de là que découle notre énergie vitale. C’est notre centre. Ce qui nous relie à l’univers, notre point d’appui. A partir de ce point, tout est possible. De là découle joie, amour, et paix. Chacun peut le ressentir, c’est disponible ici et maintenant. Ce ressenti est notre guide intérieur. Ressentir cela, c’est ouvrir légèrement la porte. De là s’échappe une lumière qui ne cessera d’éclairer notre chemin. Pas de retour en arrière possible. La porte s’ouvre toujours d’avantage jusqu’à disparaître entièrement. Le coeur est ouvert et diffuse toute son énergie, émane son rayonnement. Il est bon, dans un premier temps, de chercher autour de soi des personnes lumineuses, qui émane cette joie et cet amour naturel. Ce contact nous permet de reconnaitre ce que l’on porte en soi, et d’apprendre à le cultiver. Notre lumière intérieur s’amplifie et se renforce au contact de certains êtres. Mais il s’agit avant tout d’un cheminement personnel et unique à chacun. La vie nous amène ensuite tout ce qui est nécessaire à l’émergence de notre maître intérieur. On peut mesurer l’ampleur de sa présence en nous au fil du temps et des expériences. La manière dont on éprouve les « challenges » que la vie nous envoie n’a plus la même teinte. C’est plus léger, de l’ordre du jeu. L’amour et la confiance se renforce toujours d’avantage. Aimer devient possible quel que soit le contexte. Aimer dans le sens d’accueillir, cela ne veut pas dire tout accepter. Cela peut vouloir dire transformer, ou quitter une situation. Mais ce qui anime nos mouvements, prend racine au centre de notre poitrine, cherche à faire grandir, à permettre l’évolution. C’est en laissant jaillir cette source en nous-même et vers l’extérieur qu’on mesure sa puissance. En faire l’expérience, c’est l’intégrer vraiment, cela n’est pas juste une compréhension mentale. Aimer, c’est créer. Notre rôle est de trouver l’amour en soi, le cultiver. Faire rayonner cet amour et cette lumière autour de soi. Inspirer d’autres, comme on a été inspiré. Nous sommes une longue chaîne, une vaste symbiose, et mon rôle, c’est de m’aimer, et d’aimer.

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